Suisse: UBS se cramponne à ses bonus, malgré la crise et l'émoi des politiques

UBS, dont les pertes 2008 s'annoncent abyssales, s'apprête à verser malgré tout des bonus à ses salariés, provoquant l'ire d'une partie de la classe politique qui estime que l'établissement détourne l'argent du plan de sauvetage octroyé par la Confédération helvétique.

Alors que les principales banques françaises ont cédé à l'injonction du président Nicolas Sarkozy de renoncer à leurs bonus, l'autorité suisse de surveillance des marchés financiers (Finma) a confirmé lundi qu'UBS versera à ses salariés un bonus au titre de l'exercice 2008.

Le gendarme suisse du secteur financier a "donné son accord la semaine dernière" au versement de ces rétributions à l'ensemble des salariés d'UBS, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la Finma.

"Nous avons mené des discussions intensives et avons procédé à une réduction massive et substantielle" des bonus que la banque suisse compte verser.

Selon la presse dominicale helvétique, 2 milliards de francs suisses (1,3 milliard d'euros) doivent être distribués, au lieu des 3 milliards initialement envisagées par la banque.

Le porte-parole a refusé de confirmer ce montant, indiquant qu'UBS divulguera le détail concernant la rémunération variable lors de la présentation de ses résultats annuels le 10 février.

La banque, qui avait distribué 12,1 milliards à ses salariés pour 2007, a précisé que les coupes dans les bonus affecteront d'avantage les cadres supérieurs, selon un porte-parole.

Cet accord entre la Finma et UBS a fait vivement réagir les partis de gauche, qui critiquent l'octroi de bonus alors que la Confédération a volé au secours du géant bancaire l'automne dernier en lui accordant une aide sans précédent de 60 milliards de dollars.

"L'arrogance des banquiers ne connaît pas de limite", s'est étranglé le parti socialiste suisse, qui demande la démission du président de la Finma, Eugen Haltiner. "Il est incompréhensible que la (...) Finma puisse approuver une telle demande", se sont étonnés les socialistes.

Les Verts jugent quant à eux l'octroi de bonus "de mauvais goût". Le parti majoritaire, l'Union démocratique du centre (UDC, droite populiste), a seulement indiqué "avoir pris note".

Même si son ex-président honni, Marcel Ospel, et plusieurs ex-membres du conseil d'administration d'UBS ont renoncé à 33 millions d'indemnités, la banque peine à polir son image.

Fait rarissime, le siège d'UBS a été vandalisé courant janvier à coup de jets de peinture et de pneus incendiés.

Et la banque n'a pas fini de creuser son impopularité. Elle devrait annoncer une perte de 20 milliards pour 2008, soit la plus importante jamais enregistrée dans la Confédération, selon la presse.

UBS va par ailleurs procéder à des réductions de postes supplémentaires dans son unité banque d'affaires, alors qu'elle a déjà réduit ses effectifs de 9.000 postes depuis juin 2007.

L'établissement, qui avait repris des couleurs au troisième trimestre avec un bénéfice de 296 millions de francs suisses après un an dans le rouge, devrait subir au seul quatrième trimestre une perte de 8 milliards de francs suisses (5,3 milliards d'euros), selon les analystes.

L'institution bancaire a été l'une des plus exposées au monde aux crédits hypothécaires à risque américains, l'obligeant à procéder à un montant record de dépréciations d'actifs de 46,9 milliards de dollars en 2008. Elle s'est retrouvée confrontée à une crise de confiance de ses clients qui lui ont retiré durant l'automne 83,6 milliards de francs suisses.

Considérée comme au bord du gouffre, elle a bénéficié d'un plan de sauvetage historique des autorités suisses, qui ont débloqué 60 milliards de dollars pour voler à son secours en octobre.

Mais ce plan n'a pas suffi et le titre de la banque, également impliquée dans l'affaire Madoff et exposée à la faillite de la filiale américaine du groupe néerlandais LyondellBasell, a été divisé par trois au cours de l'année.

Source AFP

L'economie va de mieux en mieux

La débacle début 2009 "on ze world"

On s'y attendait, début 2009 reste toujours très affecté sur tous les marchés mondiaux.

L'avènement de Barack Obama le 20 janvier dernier n'a même pas suçité de lueur d'espoir comme cela avait été le cas fin 2008 avec notamment le 1er plan Paulson (rachat des actifs pourris par l'état américain)

L'affaire Madof a plombé les financières définitivement, même notre BNP nationale qui résistait bien jusqu'à aujourd'hui se fait attaquer sévèrement, le cours est passé de 72 euros à 22 euros en moins de 3 mois et je ne vous parlerai pas de la Société Générale, du Crédit Agricole ou encore de Dexia ou Natixis qui s'échangent pour une poignée d'euros.

Le pire est venir ?

On annonce déjà la 2ème vague des subprimes, la crise des cartes bleues. En effets, la crise immobilière s'est accompagnée d'une vague de crédits à la consommation qui ne pourront pas être remboursé (en tout cas pour une bonne partie) par les américains.

Vous avez dit plan de relance ?

Ils s'enchaînent des 4 coins de la planète, plan américain, plan européen, plan chinois ...

On annonce à peine le 1er plan de relance, que l'on annonce déja timidement un 2ème plan de relance ...

On injecte des millions de dollars, d'euros dans l'économie, on propose des primes à la casse pour relancer l'économie automobile, un plan de relance de la presse, on propose des éxonérations de charges pour certain secteur (pas pour tous malheureusement)

Vous l'aurez compris, rien ne va plus, nos dirigeants ne savent plus sur quels pieds danser pour redonner la confiance.

Le secteur automobile c'est foutu, le secteur financier s'assombrit de jour en jour, la consommation au plus bas depuis des décennie, et oui ...

C'est LA RECESSION MONDIALE !!!

Les 2 seuls acteurs à tirer leur épingle du jeu, toujours les mêmes ?

Google qui annoncent des profits toujours de plus en plus insolent, et APPLE qui voit son activité boostée par la suprématie des ventes de l'Iphone qui fait violemment de l'ombre sur les ventes des NOKIA, SONY ERICSON ...

Il n'y a que Google ou apple qui surfent sur la vague de la crise, on peut parler du ecommerce en général qui semblerait être la valeur refugent des consommateurs qui souhaitent de plus en plus faire de bonnes affaires.

Comment relancer la confiance ? la consommation ?

En donnant du pouvoir d'achat disent les socialistes: baisse d'un point de TVA, prime de 500 euros pour les ménages les plus pauvres, et toujours des millions et des millions dans le circuit financier.

Il semblerait que cela soit plus difficile, il va falloir du génie pour redonner du baume au coeur à l'ensemble de l'économie.

Tous les feux restent aujourd'hui tournés vers le 44ème président des états unis ... Les espoirs sont bien maigres, surtout que son objectif c'est la relance américaine et pas forcément celle de l'Europe.

J'adore les analystes qui prévoient une fin de crise prochaine, non pas sur une analyse économique, mais plutôt sur une analyse cyclique de ce qui s'est passé autrefois. Et si cette fois c'était plus grave ? C'est souvent dans ces périodes catastrophiques que l'humanité à su montrer le meilleur d'elle même, alors essayons de rester positif l'hiver laisse paraît il souvent place au printemps.

Les résultats trimestriels de Google dépassent les attentes

NEW YORK (Reuters) - Google fait état de résultats trimestriels supérieurs aux attentes, la hausse de son chiffre d'affaires publicitaire ayant permis au moteur de recherche d'affronter la crise.

En après-Bourse jeudi, la valeur gagnait 2,6% à 314,51 dollars après avoir fini en hausse de 1,13% à 306,50 dollars.

"Au moins, voilà une chose qui va bien dans ce qui s'annonce une mauvaise période de résultats", commente Keith Wirtz, chez Fifth Third Asset Management.

"Cela me fait dire que Google est très centré sur sa spécificité de société présente dans le marketing, la publicité et les médias."

Hors éléments exceptionnels, le résultat atteint 5,10 dollars par action, alors que le marché attendait 4,95 dollars.

Le bénéfice net du groupe s'est établi à 382 millions de dollars, soit 1,21 dollar par action diluée au quatrième trimestre, contre 1,21 milliard ou 3,79 dollars par action au quatrième trimestre 2007.

La différence est due à des charges pour dépréciation sur ses investissements dans Clearwire et AOL, filiale de Time Warner.

Le chiffre d'affaires, y compris les commissions versées aux sites publicitaires affiliés dites aussi coûts d'acquisition du trafic, s'est établi à 5,7 milliards de dollars, en hausse de 18% sur un an et en augmentation de 3% sur le troisième trimestre.

"Le chiffre d'affaires net est supérieur à nos attentes en grande partie parce que la publicité sur les sites propres à Google est en hausse de 22% sur un an, ce qui est supérieur à nos prévisions, et aussi parce que ses coûts d'acquisition du trafic ont baissé plus que prévu", explique Derek Brown, analyste chez Cantor Fitzgerald.

Marin Pyykkonen, analyste chez Wunderlich Securities, estime qu'une marge brute de 38% reste "plutôt solide" compte tenu de la conjoncture.

Les clics payants, qui mesurent la fréquence des paiements obtenus par Google pour les publicités figurant avec les résultats des recherches des internautes, ont augmenté de 18% sur un an et de 10% d'un trimestre sur l'autre.

L'an dernier, l'action Google a perdu plus de la moitié de sa valeur en Bourse, les investisseurs anticipant une contagion de la chute du marché publicitaire à son format clic payant.

Il y a 13 mois, l'action Google avait touché un plus haut historique de 747 dollars, les investisseurs boursiers estimant que les nouveaux formats publicitaires comme les téléphones mobiles et YouTube seraient particulièrement juteux.

Yinka Adegoke, version française Danielle Rouquié

Source: Nouvelobs

Microsoft publie des bénéfices en berne et annonce 5.000 licenciements

Le géant américain des logiciels Microsoft a annoncé jeudi qu'il allait supprimer jusqu'à 5.000 postes en 18 mois, dont 1.400 immédiatement, à l'occasion de la publication de bénéfices trimestriels en baisse et inférieurs aux attentes des analystes. "Nous ne sommes pas immunisés contre les effets de (la dégradation de) l'économie", a reconnu le PDG Steve Ballmer, cité dans un communiqué. Les licenciements représentent environ 5,5% des effectifs. Ils concerneront la plupart des services (recherche et développement, marketing, ventes, finances, service juridique, ressources humaines et informatique), et devraient permettre des économies annuelles d'environ 1,5 milliard de dollars, a précisé le groupe. Microsoft a annoncé dans le même temps que son bénéfice net pour les trois mois achevés au 31 décembre avait décliné de 11%, à 4,17 milliards de dollars. Rapporté au nombre d'actions, il s'élève à 47 cents, inférieur aux 49 cents attendus par les analystes. Les rumeurs sur des réductions d'effectifs chez Microsoft, qui compte quelque 91.000 employés, couraient depuis plusieurs semaines, certains sites d'information spécialisés ayant spéculé qu'elles pourraient toucher jusqu'à 15.000 personnes. Il y a trois mois déjà, le groupe fondé par Bill Gates avait indiqué qu'il ne tiendrait pas son rythme habituel de 15% de croissance annuelle des effectifs, et qu'il allait tenter de réduire les coûts de fonctionnement. Microsoft est confronté au ralentissement des ventes d'ordinateurs. Selon le cabinet de marketing Gartner, elles n'ont crû que de 1,1% dans le monde au dernier trimestre de 2008 (en glissement annuel), ce qui marque la plus faible progression depuis 2002. "L'activité économique et les dépenses d'informatique ont ralenti au delà de nos attentes durant le trimestre", a souligné le directeur financier de Microsoft, Chris Liddell. Le chiffre d'affaires de la fin 2008 a atteint 16,63 milliards de dollars, en hausse modeste par rapport au dernier trimestre 2007 (16,37 milliard), alors que les analystes attendaient 17,08 milliards de dollars. Après avoir revu à la baisse ses prévisions annuelles en octobre, Microsoft a annoncé jeudi qu'il renonçait désormais à avancer des prévisions, "en raison de la volatilité des conditions du marché". L'action Microsoft a ouvert en chute de 7,26%, à 18 dollars à la Bourse de New York.

source: AFP

Apple trompe la crise et déjoue les pronostics

Alors que les ventes de PC ralentissent et que le secteur high-tech s'essoufle, Apple poursuit son ascension, porté par la popularité de ses ordinateurs et de ses iPod, mais aussi et surtout par la notorité de son iPhone 3G. Apple vient, en effet, de publier les résultats du premier trimestre de son exercice 2008/2009 (clos le 27 décembre) et ils sont excellents. Le groupe a enregistré 10,17 milliards de dollars de chiffres d'affaires et dégagé un bénéfice net de 1,61 milliard de dollars (+1,9%). Des résultats meilleurs que ceux de l'an dernier et, surtout meilleurs que prévu. Personne ne s'attendait à cette augmentation de 6% du chiffre d'affaires. C'est d'ailleurs la première fois qu'Apple dépasse les dix mille millions de dollars de revenus en un seul trimestre. Au cours de cette période, Apple a donc écoulé 2,52 millions d'ordinateurs, soit 9% de plus qu'un an auparavant. Les iPods se sont également vendus comme des petits pains, avec 22,7 millions d'unités écoulées, soit une hausse de +3%. Les ventes d'iPhone, elles, ont littéralement explosé avec un bond de 88% et 4,36 millions d'exemplaires vendus. Rappelons qu'Apple a démarré la commercialisation de l'iPhone 3G au mois de juillet 2008 dans 70 pays et que les ventes ont été immédiatement supérieures à celles de la première version. Fin septembre, 6,9 millions d'iPhone 3G avaient déjà été vendus, surpassant ainsi les ventes totales de l'iPhone première génération, écoulé à 6,1 millions d'exemplaires. Enfin, Apple a tenu à préciser que 46% des ventes du trimestre avaient été réalisées à l'international et que sa marge opérationnelle avait été maintenue au même niveau que l'an dernier (34,7%). Avec de tels résultats, le géant américain ne peut qu'être confiant pour la suite de l'année 2009 et anticipe déjà pour le second trimestre, un chiffre d'affaires compris entre 7,5 et 8 milliards de dollars. Seule ombre au tableau, l'état de santé de Steve Jobs, le grand gourou d'Apple, qui a récemment été obligé de passer la main -temporairement- à Tim Cook pour se requinquer. Source: ITRnews.com

Google va arrêter de vendre de la pub dans les journaux papier

Google arrêtera, le 28 février, "Google Print Ads", son programme de vente de publicité dans les journaux papier, cette activité n'étant pas assez rentable. Lancé il y a deux ans pour aider les journaux à gagner de l'argent, le service Print Ads de Google était utilisé par les publications avant tout pour écouler des petites quantités d'espace publicitaires qu'elles n'arrivaient pas à vendre elles-mêmes. Les publicités étaient souvent vendues à des prix inférieurs au marché.

source: JDN

Hyundai rembourse les voitures rapportées au magasin aux Etats-Unis

Si vous ne pouvez plus payer les traites de votre nouvelle voiture achetée à crédit, Hyundai vous la reprend sans frais.

C'est ce que propose le fabricant sud-coréen à ses clients américains, pendant les 12 premiers mois, dans la limite de 7.500 dollars.

"Nous voyons des clients qui sont coincés" commente Joel Ewanick, vice président chargé du marketing chez Hyundai Motor America. "Ils sont épuisés mentalement et vraiment très nerveux sur leur situation financière à long terme, alors nous apportons cette solution".

L'offre de reprise ne vaut que pour les clients frappés par le chômage, l'apparition d'un handicap ou un retrait de permis pour raison médicale.

En décembre, les ventes du constructeur automobile coréen ont baissé de 48% aux Etats-Unis. AP

Source: La tribune

Barack Obama prête serment sur la même bible qu'Abraham Lincoln

Yahoo France va licencier 20 % de ses effectifs

La réduction d'effectifs décidée par Yahoo en France sera finalement deux fois plus importante que prévue. L'entreprise avait annoncée début décembre une baisse globale de 10 % en France (Lire Yahoo explique à ses cadres comment licencier leurs salariés, du 11/12/08), elle sera finalement de près de 21 %. Soit 52 salariés sur 251, indique "Les Echos". La France est donc davantage touchée que les autres filiales de Yahoo, qui a déjà licencié en Allemagne, Royaume-Uni, Italie et Espagne. Le plan concerne les implantations de Paris et Grenoble, qui devrait devenir le seul pôle européen de R&D dédié au moteur de recherche, selon un porte-parole cité par "Les Echos". Il y a quelques mois, Yahoo s'était déjà séparé du comparateur de prix Kelkoo et de ses 270 salariés

Source: JDN

Le Sénat et les FAI, la musique et l'Internet, Google et la rentabilité

Sénat et FAI

Le Sénat a voté, jeudi 15 janvier, l'instauration d'une taxe de 0,9% sur les fournisseurs d'accès Internet (FAI) et les opérateurs de téléphonie mobile. Cette décision, qui vise à contribuer à compenser la suppression progressive de la publicité sur France Télévisions, est un nouveau camouflet pour le gouvernement, notamment pour Chirstine Albanel qui s'y était opposée.

Musique: les ventes numériques en hausse

Les ventes de musique numérique ont fortement grimpé en 2008. Elles sont passées de 15 à 20% des ventes totales de musique, d'après la Fédération internationale de l'industrie du disque (IFPI). Les ventes numériques restent cependant faibles au regard des téléchargements illégaux: environ 95% de la musique téléchargée en 2008, soit plus de 40 milliards de titres, l'a été illégalement et sans payer.

Google et la rentabilité

Faute de rentabilité, Google va fermer plusieurs de ses services en ligne. Un coup bas pour les internautes qui les utilisaient. Sont recalés: Google Video, Catalog Search, Notebook, Jaiku et Dodgeball.

source: L'express

Livret A : la rémunération pourrait tomber à 1,75% au 1er mai

Dès le 1er mai, le taux du Livret A pourrait, avec une inflation en baisse, tomber autour de 1,75 %. Le gouvernement pourrait bien être tenté de donner un nouveau petit coup de pouce à la rémunération du " placement préféré des Français "... Certains banquiers plaident déjà pour instaurer un taux " plancher ".

source: les echos

LA BCE ABAISSE SES TAUX D’UN DEMI-POINT

La Banque centrale européenne a ramené son principal taux directeur à 2%, au plus bas depuis dix ans, alors que l’économie de la zone euro continue de se dégrader. Les investisseurs espèrent que son président Jean-Claude Trichet donnera plus d’indications pour l’avenir à l’occasion de sa conférence de presse, prévue à 14h30.

(investir.fr) La Banque centrale européenne (BCE) a abaissé ses taux directeurs de 50 points de base à l’issue de la réunion de son conseil des gouverneurs à Bruxelles ce jeudi. Il s’agit de la quatrième détente consécutive depuis le mois d’octobre. Le taux central de refinancement ou « Refi » ressort ainsi à 2%. Le taux plafond des facilités de prêt marginal est ramené à 2,5% et le taux plancher des facilités de dépôt à 1,5%. Le coût du crédit est désormais au plus bas depuis que la BCE a pris les commandes de la politique monétaire européenne, il y a dix ans. Lors de la naissance de l’euro, en janvier 1999, le taux « Refi » était à 3%. La Banque d’Angleterre a pour sa part ramené jeudi dernier son taux Repo à 1,5%, au plus bas depuis la création de l’institution, en 1694. Le taux des Fed funds américains est compris dans une marge de 0% à 0,25% et le taux de l’argent au jour le jour de la Banque du Japon est à 0,3%.

Les économistes étaient divisés sur l’attitude de la Banque centrale européenne. La plupart anticipaient une détente d’un demi-point du loyer de l’argent, mais certains tablaient sur un statu quo. Contrairement à son habitude, Jean-Claude Trichet n’a en effet donné aucune indication le mois dernier sur l’évolution probable de sa politique monétaire. Toutefois, le vice-président Lucas Papademos a déclaré ce mois-ci que de nouvelles baisses des taux interviendraient si l’inflation tombe trop nettement en dessous du seuil de 2%, considéré par la Banque centrale comme pivot de la stabilité des prix. Ce seuil a été franchi le mois dernier avec un taux d’inflation annuel de 1,6%, au plus bas depuis octobre 2006.

La poursuite de la dégradation de l’économie constitue un défi pour la BCE, même si Jean-Claude Trichet a déclaré le mois dernier qu’il voulait s’assurer que les baisses de taux décidées depuis octobre sont bien relayées dans l’économie avant de poursuivre. Il a ajouté qu’il ne voulait pas être piégé par des taux d’intérêt trop bas. Mais les dernières statistiques sont à nouveau exécrables. L’indice du sentiment économique et celui du climat des affaires sont tombés à leurs plus bas historiques en novembre dans la zone euro alors que le taux de chômage a atteint un niveau inédit depuis deux ans à 7,8%. La production industrielle a quant à elle chuté de 7,7% sur un an. En Allemagne, première économie de l’Euroland, le PIB devrait accuser une baisse de 1,5% à 2% au quatrième trimestre 2008, selon les estimations de l’Office fédéral des statistiques. De son côté, le vice-ministre des Finances a déclaré hier que l’économie allemande devrait à nouveau se contracter au premier trimestre 2008.

Ces données font ainsi apparaître les prévisions annoncées par la BCE en décembre comme trop optimistes. Le scénario d’un PIB en repli de 0,5% cette année est en effet jugé peu probable par les économistes. La Banque centrale européenne n’a donc, selon eux, pas d’autre choix que d’abaisser le loyer de l’argent, d’autant que l’accalmie observée sur les prix lui laisse une certaine marge de manoeuvre. La BCE est par ailleurs considérée comme « en retard » par rapport à la Banque d’Angleterre, tandis que les Etats-Unis, le Japon et la Suisse ont ramené leurs taux près de zéro.

Jean-Claude Trichet tiendra une conférence de presse à 14h30 au cours de laquelle il pourrait indiquer que le cycle de détente monétaire touche à sa fin, même si une majorité d’analystes table sur de nouvelles baisses des taux au cours des prochains mois.

source: investir.fr

Le taux du Livret A va être réduit à 2,5 %

Le taux de rémunération du livret A, fixé à 4 % depuis le 1er août 2008, va descendre à 2,5 % à compter du 1er février 2009. Cette décision a été confirmée au Monde en haut lieu à l'Elysée, ainsi qu'à Bercy. L'exécutif s'écarte donc de la règle de calcul automatique, instaurée pour éviter les interférences politiques et qui aurait voulu que le taux soit réduit automatiquement à 2 %. Il s'agit d'une conséquence du recul rapide de l'inflation avec la dépression, qui est retombée en décembre 2008 à 1 %.

Consultez les dossiers, l'analyse approfondie des grands sujets d'actualité. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Sur le même sujet Le Livret A est détenu par 46 millions de Français. Entretien "Le Livret A doit servir l'économie sociale et l'économie réelle" Edition abonnés Archive : Grand succès du Livret A avec la crise financière

Cette décision va à l'encontre du souhait du premier ministre, François Fillon, et de Bercy, partisans de l'orthodoxie budgétaire et qui plaidaient pour une réduction à 2 % du produit d'épargne préféré des Français. En début de soirée, M. Fillon avait déclaré sur Public Sénat qu'il n'y aurait pas de "coup de pouce" rémunérateur. Le Livret A est un produit défiscalisé détenu par 46 millions de Français.

source: Lemonde

Après les banques et les consommateurs, Londres vole aux secours des PME

Après avoir volé au secours des banques et lancé un coûteux plan de relance budgétaire, Londres a pris mercredi une nouvelle mesure contre ce qui ce qui pourrait être la plus grave récession au Royaume-Uni depuis des décennies: un plan de garantie massif des prêts aux PME.

La principale mesure du plan, dévoilé par le ministre du Commerce Peter Mandelson, verra le gouvernement garantir partiellement le remboursement de prêts à court terme accordés à des petites et moyennes entreprises (jusqu'à 500 millions de livres de chiffre d'affaires annuel), permettant "de sécuriser jusqu'à 20 milliards de livres de lignes de crédit", soit quelque 22 milliards d'euros.

L'Etat garantira aussi un milliard de livres supplémentaires de prêts aux petites entreprises, et mettra en place, avec le soutien d'établissements bancaires, un fonds de 75 millions de livres qui investira directement dans le capital de PME en difficultés.

Lord Mandelson et le premier ministre Gordon Brown ont expliqué qu'il était "crucial" de sauver les petites entreprises menacées de faillite non pas en raison de difficultés propres, mais parce qu'elles n'arrivent plus à se financer correctement du fait de la frilosité des banques à leur prêter de l'argent.

Et M. Brown, qui est pressé de toutes parts d'agir face à l'explosion du chômage (la banque Barclays a annoncé la suppression de 4.600 postes en une semaine) et la multiplication des faillites, qui touchent des entreprises britanniques emblématiques comme Woolworths, le fabricant de porcelaine Wedgwood ou les ex-magasins Virgin Megastore, a promis aux députés de prendre, s'il le fallait, d'autres mesures.

Un aveu que le plan national de sauvetage des banques, qui a servi de modèle à la planète et a vu le gouvernement nationaliser partiellement trois des plus grandes banques du pays, et la chute vertigineuse des taux d'intérêts de la Banque d'Angleterre (tombés au début du mois à un plus bas historique de 1,5%) n'ont pas réussi à dégeler un marché du crédit toujours paralysé depuis 2007.

Et, alors que les chiffres officiels du PIB pour 2008 ne sont même pas encore publiés, certains économistes n'hésitent plus à prédire une contraction de près de 3% de l'économie britannique en 2009, ce qui serait catastrophique.

"Nous devons nous atteler à restaurer les banques britanniques, à rebâtir et à relancer leurs activités de crédit, pour qu'elles prêtent à ces entreprises qui sont la colonne vertébrale de l'économie britannique", a plaidé M. Mandelson sur la chaîne Sky News.

Ce nouveau plan n'est pas une initiative isolée. L'Allemagne vient tout juste d'annoncer un système de garantie des prêts des entreprises, sans distinction de taille, d'un volume de 100 milliards d'euros, et plusieurs autres pays européens, dont la France, ont lancé des mesures spécifiques pour aider les PME.

Mais à peine annoncé, l'effort de Londres en faveur des entreprises fragilisées a été critiqué. Les conservateurs, qui avaient eux même appelé à la mise en place d'un tel système, ont accusé le gouvernement d'avoir présenté une pâle imitation de leurs propositions.

Et ils ont dénoncé à nouveau le plan de relance budgétaire présenté en novembre, dont la mesure phare est une très coûteuse réduction temporaire de deux points de la TVA, et qu'ils accusent de creuser inutilement la dette publique sans réellement relancer la consommation.

source: AFP

Free promet de couper en 2 les factures s'il devient opérateur de mobile

Le gouvernement a décidé de réserver des fréquences pour un nouvel opérateur mobile, en plus des trois existants, dans le cadre de l'attribution de la quatrième licence de téléphonie mobile ( voir notre article ). Le fournisseur d'accès à Internet Free, qui lorgne depuis plusieurs mois sur ces fréquences, est plus que jamais prêt à se lancer dans la téléphonie mobile.

Contactée par Lepoint.fr, une porte-parole du groupe Iliad (qui détient Free) a qualifié la décision du gouvernement de "très bonne nouvelle". En effet, même si rien n'est encore acquis pour Free, le FAI semble être favori pour entrer sur le marché mobile.

Répondant aux inquiétudes de certains observateurs, Free explique que l'attribution de cinq mégahertz suffirait au nouvel opérateur pour couvrir le territoire national. En effet, cette décision implique automatiquement, selon Free, l'attribution de cinq mégahertz supplémentaires dans une autre bande de fréquences (900 MHz).

Aucun calendrier précis ne peut être établi, mais l'offre du futur quatrième opérateur mobile ne sera pas disponible avant la fin de l'année 2010, voire 2011. "Nous y verrons plus clair durant l'été", précise la porte-parole de Free. Ainsi, selon le groupe, le délai de mise en service est de dix-huit mois environ à compter de la signature de l'accord, qui pourrait intervenir en septembre 2009.

Les trois opérateurs existants, Orange, SFR et Bouygues, redoutent l'arrivée d'un nouvel acteur. En effet, dans un entretien au point.fr, Xavier Niel , cofondateur de Free, a annoncé son intention de diviser par deux la facture de téléphonie mobile d'un foyer français disposant de trois forfaits.

source: lepoint

4e licence mobile : Free "très heureux"

Le fournisseur d'accès internet Free, qui souhaite devenir opérateur mobile, s'est dit aujourd'hui "très heureux" de la décision du gouvernement d'attribuer une partie de la 4e licence mobile à un nouvel entrant, même si le lot proposé est inférieur à ce qu'il demandait.

"Nous sommes très heureux de cette démarche volontariste et concurrentielle du gouvernement et de l'Arcep", le régulateur des télécoms, a déclaré à l'AFP le directeur général de Free (Iliad) Maxime Lombardini, en évoquant une "très bonne nouvelle".

Le gouvernement "souhaite qu'on poursuive la dynamique française dans les télécoms, c'est-à-dire qu'il y ait des nouveaux groupes acteurs de la convergence (fixe-mobile, ndlr) et que ce que l'on a réussi à faire dans le fixe se développe dans le mobile", a-t-il estimé. Free est "très légitime pour devenir ce 4e opérateur de téléphonie mobile dont la France a besoin", a ajouté M. Lombardini.

Le gouvernement souhaite que 5 mégahertz, sur les 15 disponibles, soient réservés à un nouvel entrant, alors que Free souhaitait en obtenir 10.

Candidat malheureux fin 2007, le groupe promet de "baisser significativement les prix". "Pour un foyer français moyen, qui aurait trois abonnements forfaits (deux adultes et un enfants) et qui dépenserait environ 2.000 euros par an en téléphonie mobile, on pense pouvoir diviser par deux la facture", a affirmé M. Lombardini.

source: AFP

lance balle

Nouveau coup dur pour l'action Natixis

La banque de financement et d'investissement commune des groupes Caisse d'Épargne et Banque populaire pourrait avoir perdu entre 1,5 et 2 milliards l'an dernier. Le titre chute de plus de 6,5%. La banque indique qu'aucune recapitalisation n'est prévue.

La banque Natixis (Banque Populaire, Caisse d'Epargne) devrait accuser une perte comprise entre 1,5 et 2 milliards d'euros sur l'année 2008, selon le journal Les Echos à paraître ce vendredi. Une information qui a fait chuter le titre de 6,57% à 1,35 euro ce vendredi.

Selon le quotidien, qui ne cite pas ses sources, la banque, aurait enregistré une perte comprise entre 500 millions et 1 milliard d'euros au quatrième trimestre de l'année dernière, notamment en raison de la crise financière. Au troisième trimestre, elle avait perdu 234 millions d'euros et sur les neuf premiers mois de l'année, la perte de Natixis se monte déjà à 1,2 milliard d'euros.

Ces pertes pourraient rendre nécessaire une nouvelle recapitalisation du groupe, écrit encore le journal. "La banque de gros des Caisses d'épargne et des Banques populaires, qui a déjà reçu 5,7 milliards d'euros de fonds propres au second semestre 2008 pourrait devoir être recapitalisée de nouveau. L'injection de fonds propres hybrides par l'Etat au capital de plusieurs banques, prévue au premier trimestre 2009, pourrait en constituer l'occasion"

La banque a réagi en indiquant par la voix d'un porte-parole qu'aucune recapitalisation n'était à ce jour prévue. En revanche, elle va étudier comme ses consoeurs l'opportunité de recourir à la nouvelle tranche de prêts de l'Etat sous la forme de souscription de titres hybrides à hauteur de 10,5 milliards d'euros.

Natixis avait annoncé mi-décembre qu'elle pourrait perdre jusqu'à 450 millions d'euros dans l'escroquerie du gérant de fonds américain Bernard Madoff

Source: la tribune

Meetic: priorité sur la rentabilité dès 2009.

(CercleFinance.com) - Meetic annonce avoir décidé de se focaliser sur sa rentabilité en 2009, ce qui l'amènera à ne pas reconduire les surinvestissements publicitaires qu'il avait effectués en 2008, essentiellement dans la publicité hors ligne.

Le spécialiste de la rencontre en ligne dit se fixer comme objectif l'atteinte d'une marge de résultat opérationnel avant amortissement des immobilisations (ROAA) comprise entre 20% et 25% en 2009.

Dans son communiqué, le groupe assure ne pas avoir constaté d'écart d'activité significatif en fin d'année par rapport aux années précédentes, ce qui semble confirmer - selon lui - que l'activité des rencontres en ligne pourrait 'ne pas être affectée par la crise actuelle'.

Pour mémoire, Meetic avait consenti en 2008 un surinvestissement publicitaire de l'ordre de 15 millions d'euros.

Invoquant une politique commerciale 'plus contraignante' de la part des opérateurs mobiles, le groupe ajoute avoir décidé de se retirer du marché chinois, au profit d'un recentrage sur ses activités historiques en Europe.

Meetic indique ainsi s'être désengagé de sa filiale chinoise eFriendsnet, un réseau communautaire mobile et de rencontre en ligne basé acquis en janvier 2006.

La valeur d'eFriendsnet dans les comptes du Groupe sera ajustée en conséquence dans les comptes de l'exercice 2008, soit la comptabilisation d'une dépréciation de 20 millions de dollars, sans impact sur la trésorerie.

Le désengagement des activités chinoises aura en revanche un impact positif en résultat et en trésorerie dès 2009, via la sauvegarde de deux à trois millions d'euros de marge opérationnelle et l'annulation d'une dette de 1,5 million de dollars.

Ses investissements en Amérique Latine, aujourd'hui considérés comme 'marginaux', seront quant à eux poursuivis.

Marc Simoncini, le PDG de Meetic, estime que des opportunités d'achat à bon compte de publicité en ligne se présenteront au cours des 12 prochains mois.

Citations de Warren Buffet pour 2009

1. La marée basse.

« C'est quand la mer se retire qu'on voit ceux qui se baignent nus. »

Avec la crise des subprimes, cette prédiction prend tout son sens. Les grands groupes bancaires américains, qui semblaient extrêmement solides, se sont révélés largement exposées aux défauts massifs de remboursements des emprunts à risques.

2. Toujours gagner

« À la Bourse, il y a deux règles fondamentales à respecter. La première est de ne pas perdre, la seconde est de ne jamais oublier la première. »

C'est une maxime que Warren Buffet a dû respecter à la lettre. Au début de sa carrière, dans les années 60, le taux de rentabilité de ses investissements dépassait ainsi 30% quand la moyenne du marché tournait plutôt autour de 10%.

3. Les objectifs

« Notre but est de découvrir des compagnies extraordinaires à des prix ordinaires et non des compagnies ordinaires à des prix extraordinaires. »

Warren Buffet a l'habitude d'investir dans des entreprises qu'il juge sous-évaluées mais disposant d'un potentiel de croissance important. Depuis quelques mois, il investit par exemple dans les entreprises "cleantech" américaines.

4. Un langage simple

« Quand des gens intelligents expliquent leurs idées à un orang-outang, cela améliore la qualité de leur prise de décision. »

Warren Buffet s'est toujours efforcer de s'exprimer dans une langue simple et compréhensible pour le plus grand nombre. Dans les lettres annuelles, qu'il adresse à ses actionnaires, il se révèle particulièrement friand des explications imagées.

5. "L'oracle d'Omaha"

« Dans le monde des affaires, le miroir arrière est hélas toujours plus clair que le pare-brise. »

Même s'il se méfie des prévisions des autres, "l'oracle d'Omaha" anticipe plutôt bien les tendances à venir. En mai 2006, lors de sa grand-messe annuelle devant ses fidèles dans la ville où il a toujours vécu, il mettait déjà en garde contre l'existence d'une bulle immobilière et d'une possible multiplication des défauts de crédit, des phénomènes qui ont marqué l'année 2007.

6. Eviter le naufrage

« Si jamais vous vous retrouvez dans un bateau qui coule, l'énergie pour changer de bateau est plus productive que l'énergie pour colmater les trous. »

Avec cette phrase, le "sage d'Omaha" signifie qu'il ne sert à rien de persister dans une activité en déclin. Cette capacité à se remettre en cause l'a par exemple conduit à quitter l'activité textile de Berkshire Hathaway pour en faire sa puissante holding financière.

7. A contresens

« La plupart des gens s’intéressent aux actions quand tout le monde s’y intéresse. Le moment d’acheter est quand personne ne veut acheter. Vous ne pouvez acheter ce qui est populaire. »

Warren Buffet aime prendre le contre-pied des spécialistes de la finance. Exemple : PetroChina. En 2003, il rachète une partie du capital encore bon marché. En revendant ses dernières actions en octobre 2007, il multiplie sa mise par 7 et abandonne l'une des plus grosses capitalisations boursière mondiale, mais dont les revenus restent limités.

8. La guerre de classes

« Tout va très bien pour les riches dans ce pays, nous n’avons jamais été aussi prospères. C’est une guerre de classes, et c’est ma classe qui est en train de gagner »

A la tête de 52 milliards de dollars, Warren Buffet possède la deuxième fortune du monde après Bill Gates, selon le magazine américain Forbes. Dans le même temps, il se déclare favorable à une meilleure redistribution des richesses.

9. Bien connaître ce que l'on achète

« Si vous ne connaissez pas les bijoux, connaissez le bijoutier »

Warren Buffet n'investit que dans les secteurs, comme l'industrie, dont il connaît les entreprises, le modèle économique et les dirigeants. L'un de ses disciples, Robert Hagstrom, applique les méthodes de Buffet dans le secteur de l'Internet, dans lequel le sage d'Omaha reconnaît son ignorance.

10. Ne pas suivre la tendance .

« Soyez craintif quand les autres sont avides. Soyez avide quand les autres sont craintifs. »

Warren Buffet aime prendre le contre-pied de la tendance générale des marchés. En 2006, il choisit ainsi de ne plus investir dans les matières premières et l'immobilier, les secteurs alors les plus à la mode dans le monde de la finance.

11. Investir sur le long terme

« Achetez seulement des choses que vous serez parfaitement heureux de posséder si le marché s'effondre pendant 10 ans. »

Dans le choix de ses acquisitions, Warren Buffet raisonne en général sur la longue durée, à l'instar de sa participation dans Coca-Cola. Il se méfie des retournements conjoncturels de marché et mise sur une valorisation de ses investissements sur le long terme.

12. L'indépendance

« Vous n'avez pas raison parce que d'autres sont d'accord avec vous. Vous avez raison parce que vos faits sont exacts et que votre raisonnement est juste. »

Ce principe, Warren Buffet l'a hérité de son mentor dans la finance, Ben Graham. Et c'est d'ailleurs à son encontre que le jeune investisseur l'a appliqué pour la première fois. En 1951, Ben Graham lui conseillait d'attendre avant de se lancer dans la finance. Warren n'en a fait qu'à sa tête, avec le succès qu'on lui connait.

13. Sortir du trou

« Quand on est dans un trou, la pire chose à faire est de continuer de creuser. »

Il ne sert à rien de persister quand la situation s'aggrave. C'est pourquoi, dès 2006, il décide de limiter son exposition aux variations des changes devant la baisse du dollar. Bien lui en a pris, la tendance s'est largement confirmée depuis.

14. Les bons dirigeants ne suffisent pas

« Les bons jockeys obtiennent des résultats sur les bons chevaux, mais aucun sur les canassons. »

La première chose que regarde Warren Buffet lorsqu'il s'intéresse à une entreprise, c'est son modèle économique. Même avec les meilleurs dirigeants, une société aux fondements instables ne pourra jamais obtenir de résultats probants.

15. Préparer sa succession

« Quand vous cherchez des gens à recruter, vous devez rechercher trois qualités: l'intégrité, l'intelligence et l'énergie. Et s'ils ne possèdent pas la première, les deux autres vous tueront. »

Du haut de ses 77 ans, Warren Buffet réfléchit à sa succession. Un choix qu'il prépare depuis de longs mois. Dans sa dernière lettre aux actionnaires, il évoque sont intention de « recruter un jeune homme ou une jeune femme qui a le potentiel pour gérer un vaste portefeuille. »

16. Les grandes théories

« Dans la nouvelle théorie de gestion de portefeuille, il y a beaucoup de petites lettres grecques et toutes sortes de choses qui vous font croire que vous êtes en avance. Mais il n'y a pas de valeur ajoutée. »

Pour réaliser ses investissements, Warren Buffet se méfie des concepts et maintient ses analyses à l'ancienne en recherchant des entreprises sous-évaluées. Réticent à se moderniser, il vient tout juste de s'équiper d'un téléphone portable mais ignore toujours les e-mails.

17. Les héritiers

« Une personne très riche doit laisser suffisamment à ses enfants pour qu'ils fassent ce qu'ils veulent mais pas assez pour qu'ils ne fassent rien. »

De la fortune de leur père -52 milliards de dollars-, les trois enfants de Warren Buffet ne toucheront qu'une partie. Richissime philanthrope, le gourou de la finance doit faire don de 37 milliards de dollars à des œuvres de charité, en particulier à la fondation de Bill Gates.

18. Le prix et la valeur

« Le prix est ce que vous payez. La valeur est ce que vous gagnez. »

Une phrase simple qui résume parfaitement la stratégie de Warren Buffet. Ses investissements concernent en général des entreprises dont le prix est bas mais auxquelles le financier accorde un potentiel de croissance qui fera grimper sa valeur.

19. Une fiscalité injuste

« Le système des impôts a complètement dévié en faveur des riches aux dépens des classes moyennes au cours des 10 dernières années. C'est dramatique. »

La deuxième fortune du monde ne défend pas les privilèges de ses homologues milliardaires. En plus de s'en prendre à la rémunération des grands PDG, il défend le principe de redistribution et soutient les candidats démocrates à l'élection présidentielle.

20. Les erreurs

« Je veux pouvoir expliquer mes erreurs. C'est pourquoi je ne fais que des choses que je comprends. »

Des erreurs, le gourou de la finance en commet lui aussi. Largement présente dans le secteur de la réassurance, sa holding Berkshire Hathaway a subi de plein fouet les conséquences des cyclones Katrina et Rita. Au troisième trimestre 2005, ses bénéfices avaient chuté de 48%.

21. Les prévisions

« Les prévisions vous en disent beaucoup sur ceux qui les font, elles ne vous disent rien sur l'avenir. »

Warren Buffet se méfie des prévisions des analystes. Il considère que l'ensemble des intermédiaires et les courtiers bénéficient de la multiplication des échanges, aux dépens des investisseurs.

22. L'ombre des prédécesseurs

« Quelqu'un s'assoit à l'ombre aujourd'hui parce que quelqu'un d'autre a planté un arbre il y a longtemps. »

Warren Buffet ne créé pas de sociétés, il les achète lorsqu'il juge que le concept recèle un potentiel de croissance important. C'est ainsi qu'en 1998, il acquiert NetJets, une compagnie d'avion en propriété partagée qu'il avait découverte en tant que client et qui compte aujourd'hui environ 600 appareils.